Il y a une petite chose. Ridicule et insignifiante entre ces géants. Cet objet, animé certes, qui cogne plus ou moins fort. Il tape, frappe, se gonfle à l'interieur de cette boite qui le secoue, à chaque mouvement, dans tous les sens. On comprend maintenant pourquoi c'est lui qui nous donne la nausé. Des fois, on a envie de l'enlever de cet antre. De le retirer parce qu'il est la cause de la douleur. Alors qu'en fait, tous les éléments qui composent cette grosse boîte provoquent la douleur. Cette petite chose, aussi ridicule, aussi insignifiante et douloureuse soit-elle, c'est la seule qui puisse nous amener un peu de chaleur, et c'est cela qui la rend unique et nous empêche de l'arracher... Ho... tais-toi mon coeur.



